Bilan du Castrum 2026

UN CASTRUM AUX MILLES VISAGES

Du 6 au 9 août, l'espace public yverdonnois était à nouveau en fête au Castrum 2026 qui s’est conclu dimanche soir sous les chants et percussions irradiantes du collectif brésilien Roda de Santo. Sourires aux croisements de rues, accolades sur et hors des scènes, regards complices au détour d’un bâtiment et paroles émancipatrices résonnant entre les murs; portant le vivant en son cœur, cette édition ensoleillée du Castrum a vibré d’une énergie rassembleuse et libératrice.

L’équipe du festival se réjouit déjà de vous retrouver pour sa 27ème édition du 12 au 15 août 2027 !

© Pauline Humbert

Théâtre, danse, performance et arts du cirque se sont rencontrés lors des spectacles et les corps multiples se sont portés, rattrapés, soutenus et étreints dans la confiance et le soin. Inscrits dans les luttes, ouvrant les imaginaires et renversant les perspectives, ces projets ont donné l’impulsion pour résister collectivement en célébration et partage. Naviguant entre les influences modernes du jazz, rock ou de la pop, des sonorités électroniques jusqu'aux traditions polyrythmiques et chantées issues du Brésil, de Colombie ou encore de Tanzanie, les propositions musicales ont tour à tour fait danser, ému, transporté et ouvert à différentes manières de vivre la musique ensemble. Au plus proche des publics, les artistes ont su tisser des liens entre les parcours intimes et les expériences communes en s’adressant à toutes les générations.

© Pauline Humbert

Déployée sur des horaires allongés, la programmation de cette édition a trouvé un juste équilibre. Depuis plusieurs années, Le Castrum accorde une place croissante aux matinées, une dynamique encore renforcée cette année avec des spectacles programmés qui ont connu une fréquentation record, notamment avec le spectacle fédérateur des Josianes sur la Place Pestalozzi. Durant les quatre jours, les différents lieux ont été habités par les festivalier·ère·xs qui se sont spontanément approprié les nouveaux espaces conviviaux, prenant part avec enthousiasme et curiosité aux activités ludiques et de détente. Les ateliers proposés par les artistes en matinée et milieu de journée ont suscité l’engouement des participant·e·xs, tout comme les présentations des étapes de travail des compagnies en résidence au sein de L’Exploratoire. Les soirées se sont illuminées de musique et d’arts vivants aux abords du Château et jusqu'à Sports 5 qui accueillait trois représentations de la pièce de danse INSÂN de Jasmine Morand, adaptée pour la première fois en extérieur. Sur ce même lieu, l’after du samedi soir a réuni une joyeuse foule venue en déambulant depuis le centre-ville avec la Stryt Parade.

© Julie Folly

Le Castrum 2026 a vu son infrastructure prendre une nouvelle dimension. La Place Pestalozzi s’est parée d’une nouvelle scène musicale et des agencements ont été réalisés sur l’ensemble des lieux pour accueillir d’ambitieux projets artistiques, dont certains se produisaient pour la première fois en espace public. Toutes les équipes ont redoublé d’efforts et de réactivité afin d’offrir le meilleur accueil possible aux artistes et aux publics. L’organisation du festival tire un bilan positif de ces nouveaux aménagements et amélioration et continuera à penser ses futures éditions de manière à soigner la qualité de son accueil et à s’adapter aux facteurs environnementaux et climatiques. Elle souhaite avant tout exprimer sa vive reconnaissance à toutes les personnes qui sont mobilisées pour permettre au Castrum d’exister sous cette forme. 

© Julie Folly

Riche en spectacles qui portent un regard engagé sur le monde que nous habitons, la programmation de cette 26ème a eu un écho particulièrement important auprès des spectacteurice·xs. Ces propositions ont formé des espaces de visibilité et d’écoute données à des parcours, identités et réalités minorisées. Elles ont également apporté des réponses puissantes et affirmées aux contextes socio-politiques actuels. Suscitant autant d'émotions que de questionnements et réflexions, elles sont venues remuer une part profonde des multiples individualités qui composent les publics, artistes et équipes du Castrum. Les différentes réactions et enjeux autour de ces projets ont confirmé l’urgence de continuer à programmer des œuvres ancrées dans la réalité de notre monde et à mettre tout le soin nécessaire dans l’accueil et l’accompagnement des artistes qui les portent avec courage. 

© Julie Folly